Stratégies du vivant

alain brunache

La souffrance aiguë qui m'a habité plusieurs jours est partie comme elle était arrivée.

 

Voilà comment je me représente les choses :

Tout se passe comme si la souffrance est l'œuvre de la totalité qui use de compassion pour amener la partie à voir qu'elle n'est pas isolée.

 

1ère stratégie du vivant

Des évènements existentiels inconfortables apparaissent. Ils favorisent un type de pensées grises. Ces pensées grises favorisent la souffrance. La souffrance favorise l'apparition de pensées noires. Les pensées noires favorisent le désespoir. Le désespoir favorise le sentiment d'impuissance et la peur ultime. Le sentiment d'impuissance et la peur ultime favorisent le lâcher prise car quand ce qui me fait le plus peur devient réalité et que je réalise que je n'en meurs pas, la peur tombe d'elle-même. Je me sens relié...

 

2ème stratégie du vivant

Des évènements existentiels inconfortables apparaissent. Ils favorisent un type de pensées grises. Ces pensées grises favorisent la souffrance. La souffrance favorise l'apparition de pensées noires. Les pensées noires favorisent le désespoir. Tout à coup, des évènements existentiels confortables apparaissent. La vie vient de faire un geste pour m'inviter à Être confiance. Elle m'enseigne que je ne maîtrise pas la situation. Elle m'enseigne que je ne maitrise ni l'apparition de la souffrance ni l'apparition de la tranquillité. Elle m'enseigne qu'il n'y a pas de moi ayant le choix d'agir dans un sens ou dans un autre. Elle m'enseigne qu'elle gère tout. Elle m'enseigne que je ne suis pas limité mais au contraire que je suis large, large, large... même si les règles du jeu m’échappent.

 

Quoi qu'il en soit, je constate que quand le sens de la séparation me gagne, la vie œuvre par le biais de la souffrance pour que la vision d'unité emplisse à nouveau mon être.

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