Le Regard Ouvert

Le regard ouvert,

Tourné vers l’intérieur,

Profond et silencieux,

Est la seule réelle satisfaction que je connaisse.

 

J’affectionne particulièrement laisser couler les pensées et les observer.

Dans cette posture, rien de ce qui est vu ou suggéré n’est pris pour réel.

 

 

L’apparition du moindre commentaire mental,

Croyance ou mouvement de conscience,

Investi et reconnu comme réalité,

Est le signe que mon regard vient de se fermer.

 

À mon insu, il vient de s’orienter à nouveau vers l’extérieur,

Rouvrant ainsi la porte de l’illusion et de l’insatiabilité.

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Quel choix ?

Quel choix fais-je tout de suite ?

Celui d’être ?

Ou celui de prévoir, d’anticiper ?

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Condition de paix

La paix réside plus dans ‘‘savoir souffrir en humilité’’

Que dans ‘‘chercher à me débarrasser de la souffrance’’

 

 

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Agitation

Telle la personnalité paranoïaque qui déploie une extrême vigilance pour parer aux dangers potentiels, mon esprit est constamment en alerte.

Puissé-je être suffisamment en confiance pour me désencombrer de toute inquiétude et demeurer paisiblement à l’endroit de mon cœur.

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Oser Être

Disparaitre en la faveur de "ce qui est",

Ce qui est là...

En ma conscience...

Mon corps...

                        Mon coeur...

 

                        Plus de "faire",

                        Plus de contrôle,

                        Hors du temps...

                        En seule présence de "la présence"...

 

                        La vastitude dissout mon histoire,

                        Je me laisse prendre,

                        Et me laisse aimer...

 

 

 

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voeux

 

Je m'approprie les voeux qu’un ami prêtre m’a adressé et vous les présente en mon nom.

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Nécessité


L’absolue confiance est un aboutissement,

Jusque là, l’égo est une nécessité.

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Aridité et Grâce

 

Seuls le dépouillement et le désespoir que m’impose La Vie me rendent suffisamment simple pour me permettre d’aimer.

 

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L'origine des pensées ?

Une pensée vient ou apparaît quand vous ne voyez pas les choses comme elles sont, mais quand vous essayez de les rendre comme vous aimeriez qu'elles soient ! !

Svâmi Prajñânpad

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Mon histoire en cours...


Mon histoire personnelle en cours est moins prétexte à la tentative d’amélioration de mon histoire personnelle à venir,

qu’elle n’est prétexte au dévoilement du silence de maintenant.

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Alliance


Le but n’est pas de sortir de mon impuissance,

C’est l’alliance avec mon impuissance qui dévoile le but.

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Ralentir

J’aime ralentir, ralentir et ralentir encore

Mon front se met alors à voir

Ma poitrine à ressentir

Mon ventre à être

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Désir

Ce dont j’ai le plus envie, c’est d’être conscient

Être dans une douce disponibilité

Une douce perception du déroulement dans mon cœur

Dans mon corps

 

C’est avoir le regard posé vers l’intérieur

Et le laisser dissoudre mes frontières

 

Perdre le sens des distinctions

Accueillir la poésie sans mots

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Devenir ?

J’ai cru que l’enjeu était de devenir

Je réalise que l’enjeu est d’être

 

Je n'ai rien à trouver, rien à devenir

Rien qui ne soit autre que moi

 

Puisse-t-il simplement m’être donné maintenant

De m’installer dans ce que je suis, tel que je suis

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Sincérité

Dans le discours spirituel, il m'est suggéré l'existence d'un état où plus rien ne manque. Un état de complétude, un état de plénitude…


Ce concept que je souhaite secrètement voir se réaliser dans l'avenir est celui-là même qui me maintient dans l'aliénation en m'empêchant d'éprouver et d'assumer pleinement maintenant les sentiments de manque et d'incomplétude qui m'habitent.

 

Ici, subtilement, et sous couvert d'une grande cause, se glisse un évitement à Être ma réalité présente.

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l'Être-là

Noyé dans la sensation

Enraciné dans l’action

 

Brisé par la vulnérabilité

Puissant dans l’élan

 

Amant du mystère

Assuré dans le geste

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Ma peur

Parfois je vois ma peur,

Souvent ne la vois pas.

Elle conditionne pourtant

À grands pas mes actions.

 

Elle me rend avide de sécurité,

Façonne mes gestes,

Et évite avec adresse

D’être pleinement appréhendée.

 

Mon pragmatisme n’est plus alors un présent,

Mais une manœuvre défensive,

Qui, mobilisant ma substance,

Prive mon être de sa légitime tranquillité.

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Quand le Prêtre ose...

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Enjeu

L'enjeu n'est pas de devenir mais d'être

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l'Auteur

Quand je crois "c'est moi qui fais"

J'oscille entre excitation et peur

 

                  Quand je vois "ce n'est pas moi qui fais"

                  Je suis en paix.

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Jeu n°6

Jeu n°6 (à faire ou à ne pas faire)

 

"À la source"


Je nous suggère - avant d'y croire ou de les rejeter - de vérifier par nous-mêmes en les expérimentant,

les affirmations suivantes :

 

Tout mon univers mental est conséquent à la croyance en l'existence de "moi" autonome

ou

Toutes les pensées qui absorbent ma conscience d'être, n'existent qu'à partir de la pensée première "je"

ou

Toute l'agitation qui me secoue ne vient qu'après la naissance de la sensation d'exister séparément du tout

 

car

La pensée "je" est celle dont toutes les autres découlent

Elle voile l'évidence de la totalité que "Je Suis"

 

 

En regardant dans la direction de celui qui voit

ou

En me centrant sur la sensation d'être

ou

En me tournant vers la source d'où apparait "je"

 

Les pensées s'effacent

La paix s'installe

La plénitude est

Le silence règne

 

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Dedans...

C'est dedans et c'est maintenant 

Que se trouve ce qui m'appelle


Je cherche un autre lieu

Un autre contexte 

Je cherche à obtenir à l'extérieur 

Des conditions plus favorables 


Mais c'est ici, tourné vers mon cœur 

Qu'est sans cesse la réponse 

Dans l’intimité de ce que je suis tel que je suis

Au sein de mes activités quotidiennes 


Puissé-je être habité par une nouvelle priorité 

Puissé-je relativiser mon désir d'un ailleurs extérieur

À l'avantage d'un retournement 

Immédiat et assidu


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Transparence

Puissé-je en cet instant
Laisser tel qu'il est
Le contexte du moment
              Être en toute liberté 

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Conscience

Conscience ou contemplation du réel

Vont de pair avec le total abandon

 

Car, quand ‘‘moi’’ regarde,

Il n'est vu qu’interprétation.

Advenir

Je suis très préoccupé par ce qui va advenir.

Je m'inquiète…,

J'ai peur de perdre ce à quoi je tiens,

Peur de ne pas obtenir ce que je désire.

 

Pourtant, une chose ne peux m'être ôtée,

D’une absolue fidélité,

Plus intime que mon désir le plus cher,

Et m’emplissant de poésie.

 

Laissant les situations futures et imaginaires,

Propices à l'agitation,

Ce trésor se dévoile par le regard intérieur,

Dans l'audace de tout laisser et me donner en présence.

 

Il semblerait que Dieu ne soit pas demain…

Puis-je oser disparaître en grâce,

En m'offrant totalement,

À la vision de l'instant...

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Intérieur

Où se trouve ce que je cherche ?

À l’extérieur ?

À l’intérieur ?


Où est-ce que je cherche ?

À l’extérieur ?

À l’intérieur ?

 

Je réalise que Cela que je cherche,

Se donne à voir quand c’est au dedans,

Que mes yeux s’orientent.

 

Et pourtant,

Au quotidien,

C’est au dehors que je L’espère trouver.

Puis-je rentrer chez Moi,
Immédiatement,
Régulièrement…

Car, dans cette intériorité immédiate,

L'Eternel m'attend,

Fidèlement, Amoureusement...

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Ce que je veux

Réaliser ce que je veux,
Réaliser, ou tenter de réaliser ce que je veux,
En conscience…

 

Réaliser ce que je veux fait sens,
Réaliser ce que je veux fait sens car,
Jamais l'espoir que j'investi dans l'obtention de ce que je veux,
Jamais cet espoir ne produit durablement le soulagement escompté.

Quand j'ai vérifié…,
Et vérifié à nouveau que l'obtention des choses que je convoite
Ne me laisse pas pleinement satisfait.

Quand cela a vraiment été vérifié,
Je peux durablement me tourner vers l'intérieur,
Me tourner vers l'intérieur…,

En quête de mon dernier objet de convoitise.

En ce retournement...,

Tout vouloir est anéanti,

 

Et ma soif enfin étanchée.

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Fascination

alain brunache

Je suis fasciné par les pensées enthousiastes

Et déplore les moins réjouissantes,

 

Je suis fasciné par les conditions heureuses

Et déplore l’inconfort,

 

Néanmoins, il semblerait que ce que je suis

Et cherche fondamentalement,

Soit la source et au-delà

De l’enthousiasme, de la lourdeur,

Du bonheur, de l’inconfort…

 

Quand je me rends disponible,

Pour ressentir l’origine immédiate de ‘‘moi’’

Qui s’exalte ou se lamente,

Je m’ouvre à la beauté éternelle

Que les mots ne savent dire.

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Un livre cet été

J’ai la joie de vous annoncer la parution prochaine de mon livre ‘‘Le Chaos et l’Ivresse’’ aux éditions A.L.T.E.S.S.

J’y ai corrigé et classé par thèmes les notes que je publie sur mon blog et Facebook.

Comme le mentionne Gilles Farcet au dos du livre (voir ci-dessous), j’espère que ces  petits textes seront propices à faire frémir la profondeur en chacun.

Alain

 

La première image que je garde  d’Alain  est celle d’un percussionniste littéralement habité, en communion avec ses tambours que son jeu transmuait en véhicule de transe.

Puis, en visitant une maison qu’il avait magnifiquement refaite de ses mains, j’ai été touché de ses qualités d’artisan, de son goût, de sa patience et de son courage au labeur.

Et voilà qu’il utilise maintenant les mots pour exprimer cet essentiel qu’il appelle depuis longtemps.

Ses mots sont simples, ils témoignent d’une profondeur qui ne lui appartient pas et peuvent, à ce titre, faire frémir la profondeur en chacun. Et surtout – le plus important à mes yeux - ils sont tolérants. Ni rigidité dans la tradition ni exaltation d’une approche ou d’une autre, pas de crispation sur une posture présentée comme finale et obligatoire sous peine d’”erreur”. Ce sont des paroles d’honnête homme capable d’une rafraichissante innocence.

Gilles Farcet

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Céleste terrien

alain brunache

J'ai crainte pour demain,

Je baigne dans l'absolue présence.

 

Je porte un mal-être archaïque,

Je suis fondamentalement tranquille.

 

Je suis enfermé dans l'étroite frontière de ma personne,

Je suis plus vaste que l'univers.

 

Je bâtis pour améliorer,

Je vois qu’il n’est de ‘‘je’’ qui fasse.

 

Je n'aime pas grand monde à commencer par moi-même,

Mon cœur déborde d'espace pour tous...

 

Voilà ce qui me traverse,

Deux niveaux apparemment inconciliables.

Pourtant, je n'ai goût d'en écarter un pour privilégier l'autre.

Ils peuvent même s'exprimer dans le même instant,

Créant un paradoxe qui m'invite au silence...

 

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Equilibre

alain brunache

La maturité n'est pas tant un ascendant du vertical sur l'horizontal qu'une
rencontre des deux.
N'ayons pas peur du vertige...
Le vertige est naturel car les lois de l'humanité et celles de la déité paraissent
complètement contradictoires.
Le point d'union du paradoxe ne peut que troubler la logique.
N'ayons pas peur du vertige...

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Embrasser la totalité

alain brunache

Le chemin consiste à réaliser que des "ou" peuvent être  remplacés par des

"et".

La liberté est conséquente à un grand nombre de "ou" remplacés par des "et".

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En vous priant de m’excuser…

alain brunache

Je suis désolé de l'interruption sans explications de mes posts pendant trois mois. Pas désolé que ma plume se soit tarie mais désolé de ne pas vous l'avoir fait savoir.
Pendant ce temps, et entre autres mouvements de ma vie, j'ai mis en forme les posts précédents, les ai classés par thèmes et ils constituent un livre intitulé "Le Chaos et l'Ivresse" qui paraîtra aux éditions ALTESS en été 2014.
En attendant, il semblerait que quelques mots reviennent,
Content de vous retrouver…
Alain

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Yo-yo (2)

alain brunache

Nous nous trouvons parfois dans l'incompréhension et le refus quand suite à une grande clarté et à la vision du lumineux, nous semblons retomber dans les nuits obscures de l'âme.
Nous pourrions être amenés à nous détourner provisoirement de la foi.

Ces mouvements sont naturels, ce sont des périodes de purification qui peuvent être longues et se déroulent à notre insu préparant la créature à des phases de réalisations plus profondes.

Puissions-nous essayer de ne pas tenter de maîtriser ces étapes.
Puissions-nous essayer de simplement nous abandonner en confiance.

Nous ne comprenons pas toujours le sens de la vie mais la vie répond à une intelligence et un amour stupéfiants.

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Stage "Humanité & Liberté"

Richard Jimenez

HUMANITE & LIBERTE 22 – 23 FEVRIER 2014

Lien de l'organisateur : ici

Portrait- Richard-Jimenez-1Avec Alain Brunache et Richard Jimenez

Démarche thérapeutique et démarche spirituelle sans distinction !
Le cheminement que nous proposons ouvre une perspective spirituelle chargée d’humanité. Elle conduit à une profonde transformation relationnelle avec soi, le monde et l’autre en particulier. 

Nous considérons que toute distinction entre démarche thérapeutique et spirituelle est une erreur d’appréciation. L’Être Humain est une totalité indivisible, tout fait partie du voyage, ou il n’y a pas de voyage, juste une illusion…

Portrait Alain-Brunache

Le cheminement que nous proposons ouvre une perspective spirituelle chargée d’humanité. Elle conduit à une profonde transformation relationnelle avec soi, l

e monde et l’autre en particulier. Nous suggérons de devenir pleinement Humain, de rencontrer son vrai visage, son coeur profond, et de faire l’expérience de l’humilité par le corps. Nous parlons ici d’un chemin de liberté…

 

CONTENU DES JOURNÉES DU 22-23 FÉVRIER 2014

Création du groupe de travail, afin que la progression soit collective toute autant qu’individuelle. Ce sont les thèmes de la communication, de la théorie du champ (Gestalt), de la systémique, et de la conscience du UN de très nombreuses approches spirituelles,
Expérimentations des liens privilégiés entre les mots et l’expérience vécue : corporelle, émotionnelle, cognitive, etc. C’est la conscience concrète du Ici et Maintenant EXPERIMENTEE.
Travail purement corporel d’enracinement, de méditation. C’est une phase de développement de la Conscience Réfléchie (qui n’est pas une réflexion cognitive, mais un retournement de la conscience vers soi).
Expérimentations autour du thème « d’apparaître au monde et à l’autre ». C’est la découverte de l’identité trouvée AVEC et PAR l’autre.
Approfondissement pour chacun de « son scénario de vie » (toute l’histoire personnelle), sachant que toute liberté passe par une très bonne connaissance de celui-ci.
Cette connaissance conduisant à renouer avec son ELAN PROFOND (l’élan premier), source de profonde satisfaction, d’accomplissement, et au final de liberté intérieure.

ALAIN BRUNACHE
WWW.ALAINBRUNACHE.COM

Intervenant Terre du Ciel (depuis 11 ans sur l’Expérience Mystique)
Formateur (l’Expérience Mystique dans la formation continue des pasteurs)
Ecrivain (Non-Dualité d’expression contemporaine)
Elève d’Arnaud Desjardins (Advaita Vedanta)
Accompagnant Psycho-spirituel (Gestalt et Non-Dualité)
Psychopraticien (certifié par l’Ecole Parisienne de Gestalt)
Praticien de la conscience du ‘‘Hara’’ (lignée Graf Durckheim)
Musicien percussionniste (certifications Française et Guinéenne)

RICHARD JIMENEZ
WWW.AUBESETRIVAGES.FR

Gestalt-thérapeute (Membre co-fondateur du Groupe de Recherche PRAGMA)
Thérapeute Systémique
Thérapeute Transpersonnel
Elève de Stephen Jourdain et d’Arnaud Desjardins
Superviseur certifié
Consultant en Management Stratégique et Opérationnel
Consultant en Communication, Résolution de Problèmes et RPS
Consultant en Développement Personnel
Coach de Dirigeant, d’Equipe et d’Organisation

INFORMATIONS PRATIQUES :

Lieu des rencontres : L’ Atelier – 5 rue de la Scie 38170 SEYSSINET (Isère)

Les 22 et 23 février Stage de 2 jours de 9 h 30 à 17 h 30.

Participation aux frais :

Stage 2 jours : 150.00 euros (Inscription à l’avance).

Problèmes financiers nous consulter.

Merci d’apporter un plat salé ou sucré à partager pour le repas des samedi et dimanche midi.

        Association :      l’ATELIER » du Mieux Etre à Seyssinet village (38)

Inscription : francoise.colinet@wanadoo.fr     04 76 21 19 89 / 06 64 09 59 92

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Byron Katie

partage d'amis
Message: Bonjour Alain,

J'ai pu voir sur votre blog que vous avez parlé de Byron Katie il y a
quelques temps.
Je voulais donc vous informer, si vous n'êtes pas déjà au courant, de la
venue
de Byron Katie à Paris le samedi 12 juillet 2014.
Pour promouvoir cet événement, un site dédié à été créé sur lequel il y a
toutes les informations disponibles : www.byron-katie-paris-2014.com, ainsi
qu'une page Facebook : http://www.facebook.com/LeTravaildeByronKatie.
Si vous pouvez en parler sur votre blog (je pense que cela intéressera vos
lecteurs) ou auprès de vos connaissances, ce serait vraiment super !
L'objectif est que cette journée avec Byron Katie soit un succès et qu'elle
revienne nous voir plus souvent !

Merci et bonne journée,
Cordialement,

Kevin DIO
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Le changement et moi...

alain brunache

 

Je suis tellement changeant !

D'une semaine, d'une journée voire d'une heure à l'autre,
Mon humeur, mes projections,

Et mes conditions existentielles changent.

Alternent, succès et échec,

Agitation et silence,
insatisfaction et soulagement…

Identifié à ces variations incessantes,

Je suis sans cesse ballotté,

Et vis dans l’insécurité…

A d’autres moments, le regard ouvert sur l’infini,

Ces mouvements se déroulent,

Sans attachement aux scénarios mentaux qu'ils créent,

 

Ma course vers l’aspect positif de l’existence

Devient moins prégnante,

La confiance rendant l’inconnu amical,


La tendresse prend alors le pas sur l'inquiétude,

L'humour sur la tension,

La foi sur la peur...

 

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M'accorder le droit d'être

alain brunache

M'accorder le droit d'être

Tel que je me ressens tout de suite

M'accorder le droit d'être
À mes propres yeux comme aux yeux du monde

M'accorder le droit d'être
Sans attente d'un changement prochain

M'ouvrir au simple ressenti immédiat,
Dût-il être ambigu, conflictuel ou contradictoire

Laisser mon cœur accueillir l'impression de ne pas savoir,
L'impression d'impuissance

M'en remettre à la totalité,
Ayant perdu tout besoin de contrôle

Me laisser goûter l'humilité, vulnérable, innocent,
Disponible à toute éventualité… 

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La pratique

Deux minutes avec Alain Brunache : Clin d'oeil introductif aux 2 vidéos sur la pratique


La pratique spirituelle 1 : Pratiquer ou ne pas pratiquer


La pratique spirituelle 2 : La pratique et le coeur


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Chercher...

alain brunache

J'ai cru ces dernières années que je m'étais arrêté de chercher, et me rends compte aujourd'hui que cette formulation est imprécise.

Un jour, de façon assez radicale, la conscience a cessé d'investir un but spirituel lointain et une stratégie pour l'atteindre. Cela veut-il dire que la recherche a cessé ? Non !

Force est de constater que le sentiment d'incomplétude se présente régulièrement et que cela sollicite un geste intérieur qui pourrait encore être appelé "recherche".

Ce geste à deux composantes:

Une composante verticale qui s'exprime par le renoncement immédiat de toute attente de complétude dans la manifestation. C'est un mouvement du cœur, une inclinaison amoureuse vers le Père qui fait oublier toute référence à moi, au temps et à l'acquisition de quoi que ce soit dans le monde. ‘‘Je’’ se fond, ‘‘je’’ se perd, ‘‘je’’ se décrispe, s'élargit jusqu'à perdre toute limite. Le cœur, vulnérable, s'abandonne alors dans les bras de l'Aimé ayant perdu toute prétention et objet à défendre.

La deuxième composante est plus horizontale. Elle tient compte du temps et a avoir avec la liberté de laisser l'expression de l'être, de l'élan premier propre à ma personne, se manifester dans le monde. Ici, le projet a sa place, l'espoir a sa place et le désir d'aimer a sa place.

La combinaison des deux composantes du geste m'autorise un sentiment de simplicité et une humanité active dégagée de la dictature inhérente à l'obligation d'atteindre mes objectifs.

La recherche est moins mentale, elle s'incarne d'instant en instant dans le monde en toute soumission à l'autorité du plus vaste.

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De moi à l'autre

alain brunache

Après avoir pleinement joui de l'extase
Après avoir vu Dieu en tenu d'apparat
Après avoir reçu les fruits du plus vaste

Après avoir vu la prétention se lasser
Après avoir traversé les affres de l'enfer
Après être devenu écoute

Se lève le goût pour la relation
le goût pour l'autre
Moi n'encombre plus le lien

Ma vulnérabilité est à son comble
La confiance est mon seul axe
La douceur m'enrobe

Que peut-il encore m'attirer ici-bas
Si ce n'est le goût du partage
Si ce n'est le goût du soin

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Préférences

alain brunache

Je me sens mal, l'image de moi est négative, je me sens seul, mal aimé, pas aimant. Je trouve les autres mieux lotis que moi. Il faut que j'extirpe toutes ces choses qui, je crois, font obstacle à la paix que je pressens sans pourtant la gouter immédiatement.


Je me sens vivant, une énergie positive m'étreint, je me sens aimé par la vie, je me sens aimant. Ce qui est vu est beau, moi je suis beau, les autres sont beaux, mon cœur est habité par une douce gratitude, toute tension a disparu, les choses sont si simples…

J'ai pour habitude de voir en ces formes changeantes, deux niveaux. Il est de façon évidente ou subtile une volonté d'éradiquer l'un pour que l'autre règne. Il est donc un déni de l'un et une fascination pour l'autre.

Au cœur du processus de maturation, il advient une compréhension des choses qui m'amène à réaliser que le concept "deux niveaux" n'est pas pertinent. Au-delà de toute distinction mentale, il est simplement  éprouvé "ce qui est" et "ce qui est" a la saveur qui lui est propre maintenant. Amère, lumineuse ou neutre...

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A propos d'éveil...

alain brunache

Je découvre les illusions qui sont apparues avec l'ouverture énergique que je vis depuis quelques années. Avec la disparition d'un nombre conséquent de croyances, j’en vois apparaître de nouvelles qui, si moins nombreuses n’en sont pas moins puissantes. Comme pour sauver sa peau, ou protéger des zones inconsciemment vécues comme vitales l'égo semble se contorsionner et survivre.

Pour l'heure et sans parier sur ce qu’il adviendra demain, c’est dans la douceur du cœur, l’empathie et la compassion que je me sens le moins sujet au débordement égotique que, paradoxalement, la conscience de l’impersonnalité ou la saveur du lumineux alimentent aisément.

Avec l’apparition de ce nouvel insight, je vois mon élan vers l’autre et vers notre intime humanité prendre le pas sur l’intérêt pour l’expérience dite spirituelle.

 

Voici des paroles d’Andrew Cohen puis d’Isabelle Padovani qui éclairent ce que je tente de partager aujourd'hui.

 

Andrew Cohen a dit :

J'ai cinquante-sept ans et je me retrouve moi-même actuellement face au plus grand défi de ma vie. J'ai été un enseignant de l'illumination spirituelle pendant vingt-sept ans. L'illumination a toujours été et sera toujours en rapport avec le fait de transcender l'ego. Au cours des dernières années, certains de mes élèves les plus proches ont essayé de rendre évident pour moi le fait que, malgré la profondeur de mon éveil, mon ego est toujours bien vivant.


J'ai compris cette simple vérité que nous avons tous un ego, peu importe la façon dont nous pouvons être illuminés, et je l'ai même enseigné à des milliers de personnes partout dans le monde tout au long de ma carrière. Mais quand il m'était demandé de faire face à mon propre ego par ceux qui m'étaient les plus proches et les plus chers, je résistais. Et le résultat est que j'ai souvent rendu leur vie difficile.

Je suis conscient que beaucoup de mes élèves au fil des ans ont également été affectés par mon manque d'attention à cette partie de moi-même. Et pour ceux d'entre vous qui lisez ceci, je m'en excuse. Comme le temps passe, j'ai l'intention de vous tendre la main et de m'engager dans un processus de dialogue avec ceux qui le souhaiteraient.

À la lumière de tout cela, pour préserver ma propre intégrité en tant que maître spirituel et en tant qu'être humain, j'ai décidé que j'avais besoin de prendre un congé afin de pouvoir faire l'effort de me développer dans un certain nombre des directions que j'ai demandé à d'autres personnes de suivre. Dès cet automne, une fois que j'aurai rempli mes engagements antérieurs, je vais prendre un congé sabbatique pour une période de temps prolongée. Pendant cette pause, je quitterai la direction de mon organisation, je ne publierai rien d'autre ici sur mon blog, et ne ferai aucun enseignement public. Mon intention est de devenir un meilleur enseignant, et plus important encore, un homme meilleur.

Un des plus beaux fruits de mon travail au cours des années a été le réseau international de personnes qui ont étudié, collaboré, et pratiqué avec moi depuis si longtemps. Ils sont tous des exemples d'Éveil Évolutif de leur propre autorité, et je ne pouvais imaginer une plus grande communauté de personnes pour faire avancer ce mouvement. Je suis impatient de travailler avec eux d'une manière très différente à l'avenir.

 

Isabelle Padovani a dit :

Si il y a une chose sur laquelle je suis très claire c'est que l'éveil ce n'est pas la disparition du moi, ce n'est pas la disparition de l'enfant-moi, ce n'est pas la disparition de quoi que ce soit, c'est l'inclusion de tout, et donc ça veut dire : se détendre avec tout ce qui nous arrive"

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Silence

alain brunache

Par moments le mouvement s’estompe…
L'agitation semble être partie ailleurs…
Les mots sont à leur place..., dans les livres…

Ici point de connaissance
Ici je ne sais pas
Ici la simplicité désarçonne le besoin

Dans mon cœur, un goût pour l'autre
Une disponibilité…, l’autre m'émeut
Il m'émeut car il est, il m’émeut tel qu'il est

Ici le silence se plait en lui-même
Ici ça ne réclame pas autre chose
Le calme se donne à goûter 

 

 

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Ecoute...

alain brunache

Tout de suite Sont en moi

Une couleur énergétique,

Une couleur émotionnelle,

                 Une couleur mentale,

                 Une couleur corporelle...

Tout de suite Est peut-être aussi

Ce qui ressemble à une couleur relationnelle

Avec mon environnement.

Il Est une forme d'écoute

D’une, plusieurs ou de la globalité de ces couleurs,

Une écoute non interventionniste

Laissant aux couleurs la latitude de se déployer.

Cette écoute se révèle quand le mental n'exerce pas

Son habituel pouvoir de fascination

Pour le passé et le futur.

En cette écoute,

Moi est précipité dans le néant,

En cette écoute,

L'Aimé apparaît.

 

 

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Humanité

alain brunache

Ma croyance en l’idéal fantasmé de ce que doit être une personne

adéquate est la raison de mon inaptitude à éprouver ma douceur naturelle. 

 

C'est dans la plus intime tolérance à l’égard de mon humanité, comprenant mes émotions et tout ce que je peux considérer comme mes insuffisances, que mon cœur s'attendrit.

 
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Métamorphose

alain brunache

En empruntant, par facilité de compréhension, une formulation dualiste on pourrait voir les choses ainsi :

 

Dans le processus de mûrissement, il est une succession de zones de confort, chacune vécue comme vitale pour la créature.
En ces environnements protégés qui pourraient s'apparenter à une bulle ou une matrice, il est une nourriture qui correspond à une phase de maturation de l'individu.


Puis, lorsqu'il est temps, l'air vient à manquer et la créature suffoque. Viscéralement incapable d'imaginer qu'une autre phase de réalité l'attend, l'effroi et la peur de mourir la saisissent à l'idée de perdre l'unique repère qu'elle connaisse. Inapte à s'engager seule vers un inconnu qui n'a encore aucune réalité pour elle, elle résiste et pourrait mourir asphyxiée si la vie ne venait la chercher comme elle le fait avec les contractions de la mère lors de l'accouchement. C'est une expulsion d'un grand inconfort.


À la sortie, il est un temps de convalescence, d’adaptation puis d'épanouissement dans un monde nouveau propre à la maturation d'une nouvelle phase d'évolution.
Il semblerait qu’ainsi aille la vie.


Il m'apparaît que dans l'évolution que sont la structuration de l'égo puis sa dissolution, les mêmes règles sont observées.
Il m'apparaît également que la souffrance créé par la résistance de l'être à se laisser expulser du connu est naturelle et que l'humain n'est en rien mauvais ou puni. Il est simplement l'aimé de la vie qui use de règles échappant à la raison.

 

En fin de compte, l'amour dont la totalité fait preuve sera vu et éprouvé.

 

 

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Positivité-Négativité

alain brunache

Dans la multiplicité de mon monde intérieur, il semble exister un consensus sur le fait que l'accueil de ce qui est d’une grande vertu.

 

Souvent appréhendé avec une part mentale plus ou moins perçue, et compte tenu que la souffrance est conséquente au refus de ce qui est, ce consensus peut prendre le visage d’une nouvelle loi qui condamne subtilement la complaisance, l'attrait ou simplement l'apparition de la souffrance.

 

La positivité qui consiste à voir ‘‘le verre en moitié plein’’ vient alors se placer en référence, accompagnée de condescendance et de jugement à l'égard de la vision ‘‘du verre en moitié vide’’ inhérente à la négativité.


Or la négativité existe, la souffrance existe, elles sont aussi ce qui est.

 


Cette réflexion m'invite au silence et fait lever le goût de ne rien valoriser ni ne déprécier, dans les mouvements souffrants qui me traversent.

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Blessure narcissique

alain brunache

Bien souvent, quand le lumineux se donne à voir "moi" récupère l'expérience spirituelle pour tenter de nier la blessure fondamentale qui est à l'origine de sa propre cristallisation.


Pour ce faire, "moi" joue avec la réalité qu'au cœur de la lumière il n'est plus d'existence de la blessure.

 

Force est de constater que pour beaucoup d'entre nous la vision du lumineux n'est pas chose stable.

 

Rien ne sert alors d'occulter cette fragilité intime car à un moment ou un autre elle se représente.

 

En outre, c'est entre autre par elle que le jeu Divin inocule en la créature, l'humilité requise à la réalisation de l'unité.

 

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Tsunami

alain brunache

Des mouvements existentiels forts, façon tsunami extérieur et intérieur me secouent depuis deux semaines.

La saveur du lumineux s'est faite discrète et ma plume s'est mise au repos.

Quand la vague émotionnelle monte, j’implore le soulagement.

 

La vision qu'il n'est pas de moi maîtrisant quoi que ce soit accompagne cet épisode.

La marge de manœuvre paraît inexistante.

Seul demeure ce qui est et il n'est aucun mouvement que je puisse qualifier de mien pour contrôler la situation.

Je vois se dérouler un scénario, bien sûr en lien avec des prédispositions psychologiques mais encore une fois, rien ne m'appartient et le sentiment d’impuissance est prégnant.

Des actions se posent, des choix apparents se font mais aucune tentative pour améliorer la situation n'est reconnue comme personnelle.

Aucun mouvement pour retrouver l'éprouvé du lumineux mais la certitude que le lumineux est, qu'il soit perçu ou pas.

 

Seul un fil semble se dérouler. Par moment s’éveille un regard bienveillant. Il se délecte d'une histoire qui peut par moment prendre le visage de l'enfer.

A l’instant de l’enfer plus de regard bienveillant, simplement l’enfer.

‘‘Je s'incline devant la diversité des paysages qu'offre à percevoir une incarnation.

Je s'incline devant le cœur qui pulse.

Je s'incline devant le silence de l'amour qui irradie.’’

 

Que la vie poursuive son œuvre, vicissitude apparente montrant son visage ou pas.

 

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Rien...

alain brunache

Abondance ou pauvreté,

Sont des images défilantes.

 

Il ne reste rien quand,

En terme d’attente ou de saisie,

Elles ne sont plus investies.

 

Quand il ne reste rien,

La lumière resplendit.

 

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Translation

alain brunache

Ce que je cherche n'est en fait qu'une translation, un glissement maintenant.

Avant le glissement, il est le souhait d'une situation imaginaire différente de ce qu'il m'est donné de vivre maintenant.

Pendant le glissement opère un vertige dans lequel mes représentations s’effondrent.

Après le glissement, il n'est plus personne pour souhaiter un quelconque changement.
Seule réside une parfaite identité avec l'exacte condition qui est ici, tout de suite.
Hors du temps, je me retrouve éperdument amoureux,

dans une voluptueuse soumission à la réalité présente.

Peut-être, celui qui croit avoir un quelconque pouvoir sur le déroulement des choses peut-il tenter de se tourner vers Dieu, vers l'intériorité, et dans l'abandon de toute autre attente, réaliser la translation qui le dépossède de toute objectivité.

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L'arrière-plan

alain brunache

Parfois se fait le choix de l'arrière-plan.

Les objets ne sont alors plus investis,
                Les pensées ne sont plus investies,
                La logique, la peur, la saisie...

                Tout cela est désinvesti.

                Reste alors l'absence vue par l'absence,
                Et l'infini,qui ne s'accrochant à rien, tombe dans l'infini.

 

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Deux mondes

alain brunache

Deux mondes coexistent en moi, cohabitent…

Dans le premier,
les événements sont les effets de causes,

Ils se déroulent dans le temps dont l'existence est une évidence.
Dans le second,

Il n’est qu’un événement, celui qui se donne à goûter maintenant,
Et ne reste du temps qu'un point immédiat qui est éternité.

 

Dans le premier,

La réalité de la distance qui sépare les choses ne fait aucun doute.
Dans le second,
Il n'est nul ailleurs que l'endroit du sujet qui perçoit.

 

Dans le premier,

L'existence de l'autre, distinct, est certitude.
Dans le second,
Rien n'est autre que "je suis".

 

Dans le premier,

Le danger est une menace réelle, concrète, dont je dois me protéger.
Dans le second,
La confiance "est".

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J'aime

J’aime vivre la richesse de l'action,

Non dans la perspective de sa finalité, 

Mais dans la saveur de son déroulement,
Seconde après seconde...

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Regard

alain brunache

Quand je regarde dehors, je me perds.
Je crois que l'extérieur existe,
Je crois que je suis distinct de ce qui est vu,
Je crois en ma propre limitation.

Quand je regarde ce qui voit, je me retrouve.
Je réalise qu'il n'est pas d'extérieur,
Je réalise qu'il n'est pas de différence entre les apparentes choses et mon essence,
Je réalise l'unité et la vastitude.

Il ne s'agit pas d'une mise à distance de la manifestation,
Il s'agit de "l'éprouvé" du sujet qui voit.

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L'histoire

alain brunache

L'histoire se déroule sans cesse.

Là d’où je viens, ce qui m'arrive, ce que je redoute, projette,

ce que je mets en place pour guérir ou pour améliorer la situation.

Tout cela fait partie de l'histoire et il est heureux de voir

comment ‘‘moi’’ la prend à cœur, lui attribuant la plus haute importance.

 

La réalisation de l’Unité inclut un total détachement envers l'histoire

sans inciter pour autant le ‘‘moi forme’’ à s’en désinvestir.

Peuvent demeurer un élan, une action d’amélioration,

appartenant également à l’histoire, comme l’engagement

dans le soin physique, énergétique, psychologique ou autre.

 

Mais l'apparente amélioration ou l'apparente dégradation

ne sont plus une affaire personnelle.

L’impérieuse nécessité d'améliorer quoi que ce soit disparaît.

Le scénario fait simplement miroir sur lequel

la présence s'appuie pour se reconnaître.

 

 

Seul demeure le goût pour la saveur suave de l'image immédiate.

Dans cette disponibilité amoureuse pour la couleur de l'instant,

exempte d'intérêt pour la figure précédente ou suivante,

le cœur déborde de compassion, le repos fait loi,

le soulagement et la douceur emplissent le paysage.

 

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Duelle féminité

alain brunache

Ce matin la docilité est à son comble.
En moi, aucune résistance au souffle de vie,
Soumis...
Intactes, les vicissitudes ne génèrent aucune plainte,

Je me tiens là, amoureux de Toi dans une irraisonnable confiance.
Fais bien de moi ce que tu veux.
Si je ne comprends ton insaisissable humour,

Je vois néanmoins en mon sein ton amour,

Tu nous aimes...
En silence, je m'éteins pour mieux t'écouter,

Pour mieux t'entendre,

Tu chavires mon cœur...

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Adressé à personne...

alain brunache

Peut-être ces mots résonneront-ils,
Sans personne pour raisonner.
Peut-être le geste opèrera-t-il,
Sans chirurgien pour faire.

‘‘L'absence me tourne,
Le vouloir se dissout.

Il n'est là aucune injonction,
Il n'est là rien à faire,

Une simple chute sans poignées,
Dans l'innocence du cœur.

Déjà là, déjà présente,
En amont de la peur qui régente,

 

Conduite par l'humilité, 

L'abondance m’attend.

Dépossédée de tout,
La saisie s'abandonne.

Chaque chose à droit d'être,
La bienséance n'est plus.

Dieu dessine la forme,
Autre que moi il n'est.

Manque, colère et chagrin,
Sont aussi de sa main.

Moi s'incline en silence,
La tourmente s'accueille.

Rien n'est désormais exclu,
De la danse vécue.

Le chorégraphe céleste,
M'anime avec les autres,

Dût le moi blessé,
N'y voir que piètre condition,

Je réalise en grâce,
La splendeur de ma place.’’

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Merci Mr Balsekar !

Ramesh S. Balsekar

C'est seulement lorsque le cœur et l'esprit s'abandonnent à la situation existante, sans crainte ni espoir, et acceptent la lacune sans condition, que survient la compréhension ou transformation.

 

Ramesh S. Balsekar.

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Combler le manque

alexandre bosshard

Cher F…,

 

Concernant nos échanges, voici en synthèse ce qui m'apparaît selon deux dimensions différentes, la dimension psychologique et la dimension spirituelle.

 

La dimension psychologique

Dans ce que tu m’as partagé, je perçois que tu vis comme une forme de « manque »,  de l'ordre de ne pas être aimé et dont le corollaire est une peur d'être abandonné, d'être seul (choisis ce qui te parle, ou remplace cette liste de proposition par ce qui fait écho pour toi).

Un lieu de prédilection pour ne pas ressentir ce « manque » semble être la relation avec une femme. Autrement dit, la relation à la femme est comme un baume pour ne pas ressentir ce manque et la souffrance qui l’accompagne lorsque tu es abandonné, ou seul.

 

Lorsque ta partenaire met en œuvre des actions qui vont dans le sens (selon ta perception) de mettre en péril la durabilité de la relation, tu fais deux choses qui sont les deux faces d’une même pièce :

·                     tu ne reconnais pas la peur/tristesse qui monte en toi

·                     tu mets en œuvre des actions pour que ta compagne ne fasse pas ce qui te met en contact avec ce « manque » (p. ex. je vais la sauver de ses séminaires de développement personnel qui font que nous passons moins de temps ensemble)

De plus, tu as choisi une femme qui justement va investir tout particulièrement des comportements que tu identifies comme pouvant mettre en péril la relation. Ceci n’est pas un hasard, il semblerait que l’on soit attiré inconsciemment par le partenaire qui va nous solliciter là où ça nous fait le plus mal, comme pour en prendre conscience et devenir plus libre.

 

Ce que tu pourrais envisager pour changer de dynamique :

·                     Dans un premier temps, reconnaître ta peur, ta tristesse « Ah, ça fait mal, j’ai peur, je suis paniqué, mais cela m’appartient », oser ressentir l’émotion telle qu’elle se présente dans ton corps. Ceci n’est pas rien. Probablement lorsque tu as vécu enfant ces émotions d’abandon, de solitude, l’enfant que tu étais a pu ressentir cela comme un grand danger voir même un danger de mort. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Tu peux ressentir jusqu’au bout.

·                     Dans un deuxième temps qui peut durer plusieurs jours, semaines, ou mois, observer quand tu mets en œuvre des comportements pour ne pas ressentir ta souffrance. « Ah, tiens, j’essaie de la sauver de ceci au lieu de ressentir ma peine », « Ah, je me suis emporté contre elle, car elle ne fait pas ce que je veux pour que je ne souffre pas ».

·                     Dans un troisième temps (quand le mécanisme que tu mets en place pour ne pas sentir le « manque » devient plus conscient), oser ressentir ta souffrance, reconnaître ton manque, le partager à ta compagne, mais sans l’accuser, ou chercher à la sauver ou la manipuler. Ceci est un véritable lâcher-prise du point de vue de l’intellect, il y a un ressenti d’impuissance. Selon mon expérience, il y a après ce passage de désert, de beaux cadeaux de la Vie.

 

Bien entendu, ces trois temps peuvent se chevaucher, il peut y avoir des allers retours.

 

La dimension spirituelle

Je crois que chaque être humain, cherche le bonheur. Qu’il ressent un manque de plénitude qu’il cherche à combler. Nous cherchons à être plein. Pour moi, cette recherche de plénitude correspond à retrouver ce que l’on est vraiment : des être de plénitude. L’Amour est la source de la plénitude. Pour moi, recontacter cette source d’Amour est le but de notre existence. Une autre caractéristique de cette plénitude est que nous souhaitons qu’elle soit ininterrompue, éternelle.

 

La particularité de l’être humain par rapport aux animaux est de pouvoir constater le fait qu’il existe. Mais, c’est également cela qui fait que depuis son « observatoire », il peut investir la croyance qu’il va obtenir la plénitude par l’acquisition des objets du monde, par les sensations, les émotions ou encore les idées. Cette voie de l’extériorité, peut amener un semblant de plénitude, mais celle-ci est incomplète et elle ne dure pas dans le temps.

 

Suite à ce que nous avons partagé ce we, selon moi, tu es en recherche de plénitude, et tu investis la croyance que la relation avec une femme pourra te procurer cette plénitude. C’est partiellement vrai, mais cela n’est pas durable. Nous sommes soumis aux aléas des émotions, et même si la relation dure, elle va être interrompue par la mort de l’un des deux partenaires.

 

De mon expérience, comme je te l’ai partagé, j’ai constaté que lorsque j’investis l’idée, par exemple d’avoir un super job, et que cela va m’amener la plénitude, la Vie me met des bâtons dans les roues, et le « super job » se transforme en demi-enfer. Alors que lorsque je n’investi pas une idée comme me menant à la plénitude, la Vie m’apporte ce dont j’ai besoin et même au-delà, c’est à dire que je n’y avait même pas pensé.

 

Comment fait-on pour désinvestir l’extériorité ? Le problème, c’est que je ne peux pas décider avec mon intellect d’arrêter d’investir une idée et que cela se désinvestisse.

 

Le chemin n’est pas tant de désinvestir l’extériorité, que d’investir l’intériorité, autrement dit de recontacter ta dimension intérieure, car c’est là que se trouve la plénitude. Pour cela tu peux pratiquer un temps de méditation chaque matin, avec confort et apprendre à te nourrir de la Présence. Cette Présence est nourriture, et elle va venir combler ton manque. Un jour tu constateras que tu n’as plus besoin d’être aimé par une femme pour être heureux. Et c’est peut-être paradoxalement à ce moment-là qu’une magnifique relation avec une femme prendra Vie.

 

La relation entre la dimension spirituelle et psychologique

Selon moi, la dimension spirituelle est première. Même si tu « arrives » à dépasser la question du manque, de la peur de l’abandon à un niveau psychologique, si il n’y a pas un retour vers l’intériorité, l’être de plénitude que tu es, va chercher cette plénitude ailleurs dans le monde extérieur et tu développeras un nouveau besoin.

 

Voilà, j’espère que ces quelques mots pourront t’être utiles, et surtout que je n’ai pas commis de maladresses. N’hésite pas à m’interpeller si tu le souhaites.

 

En ce qui me concerne, je crois que ce que tu vis à du sens, même si il y a de la souffrance et que ce n’est pas agréable à vivre. Je te souhaite de prendre la pleine mesure de l’invitation que te fais la Vie et d’oser te laisser nourrir et guider au cœur de ce que tu es.

 

Je t’embrasse

Fraternellement

Alexandre

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Geste singulier

alain brunache

Le passage de l'identification à la saveur de Dieu est un geste intime. À l'instar de la marche, ou des traits du visage qui sont singuliers chez chacun, j'imagine que la teneur précise de ce geste l'est aussi, même si les grandes lignes paraissent communes.

Pour la marche, les grandes lignes pourraient être, poser un pied devant l'autre et recommencer. Pour le visage, l'existence d'un nez, d’yeux etc...
Les enseignements spirituels parlent de grandes lignes. Certains enseignements s'intéressent davantage aux oreilles, d'autres aux lèvres... Ils sont inspirants mais ne peuvent préciser votre unicité, ni l'unicité de votre geste intérieur de reliance.
Dans la grande danse du Divin, il semblerait donc qu’il tienne à l'apparente créature de retrouver son propre chemin vers la fusion avec l'apparent créateur, voire avec l'apparent maître.


Le verbe ne peut décrire l'indicible mais je vais néanmoins approcher ce matin par les mots, quelques aspects de la singularité du geste transcendant d'Alain.

‘‘De toute évidence, pour moi la douceur joue beaucoup. Bien souvent mon approche est d'abord dualiste. Cela se tourne intérieurement et dans une infinie douceur, cela nous laisse, le Père et moi, nous étreindre et fondre pour réaliser que nous ne faisons qu'un.

 

Il n'est plus à cet endroit de volonté propre, si ce n'est d'appartenir pleinement à l'aimé.

 

Ma dévotion est totale, je suis entièrement dédié.

 

Ma féminité exulte.

 

Que j'aille vers ou me laisse prendre, ma lascivité est à son comble.

 

Naît alors une danse suave qui annihile tout besoin. Plus rien ne manque.

 

Mon cœur s'ouvre à toute possibilité existentielle qui inclut félicité, souffrance et goût pour l'ordinaire dans une compassion irraisonnée.

 

J'aime... J'aime l'apparent autre et l'apparent moi.

 

Oh qu'il est doux mon Père de me dissoudre en toi... 

 

Je vois qu'il n'est rien en ce monde que je maîtrise mais sais que tu es là, dans une patience infinie, toujours disposé à m'étreindre.

 

Je vois aussi que tu joues de mille malices pour m'appeler en ton sein ou me faire surprise de ta venue.

 

Je m'incline devant tant de grâce et dépose à tes pieds mes résidus d'inquiétudes." 

 

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Délicate conscience...

alain brunache

L'arbre que j'ai sous les yeux,
Le chat qui dort,
La tasse de thé posée sur la table
L'idée que je fais mienne et prends pour vérité,
L'idée que je récuse,
Le projet qui m'habite,
L'humeur joyeuse du matin,
Le doute présent...

Tous sont objets !

L'éveil est la délicate conscience de "Cela" qui ressent les objets, les perçoit.

Le ressenti et la perception sont objets.

La tentative d'investiguer "Cela" ou de le saisir, est objet.

 

"Cela" qui ressent et perçoit, n'est pas objet.
Être "Cela" sans intention particulière est éveil...

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Polémique

alain brunache

Expérience immédiate, voie progressive,

Dieu extérieur, unité intérieure,

Intérêt ou pas pour la dimension psychologique,

Maître, pas de maître,

Pratique, non-pratique,

Faire, non-faire,

Approche intellectuelle ou expérientielle,

Voie de connaissance, d’action, dévotionnelle… 

 

Les polémiques et guerres d'écoles ont toujours lieu au niveau des systèmes de représentations (façon personnelle de concevoir et ressentir les choses).

Chacun est investi d'un système de représentations unique.

Ce dernier est précieux. Il fait résonner la profondeur, donne une structure et participe à l’ouverture sur l'infini.
Cependant, la plupart du temps, j'ai tendance à faire une vérité de la forme spécifique de mes représentations et une confusion, une association non pertinente opère  entre ma vision singulière du monde et le sentiment d'unité qui m'habite.

Quand l'unité que je vois en l'autre est première à ma perception de ses représentations, toute polémique tombe.

Je peux alors pleinement jouir de la fraternité, la bienveillance et l'amour qui emplissent mon cœur...

 

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Oh...

alain brunache

Ce qui est à découvrir est au-delà des mots. Au-delà de tout concept.
Le concept coule de la source mais n'est pas la source.
Même voir le silence qui contemple est en aval de la source.
Il n'est de mot ou de représentation pour la source.
Au mieux, dans l'éprouvé immédiat de ce qui est, puis-je avoir l'intuition de l'absence qui est source de tout.

"J'oublie tout,
Plus rien n'est vérité,
Tout a droit d'être,
Tout est à sa place,
Une indécente tolérance m'habite,
Je s'absente,
Le chaos prend place de la raison,
Oh..."

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Pur joyau

alain brunache

Vous êtes la merveille du monde...
C'est difficile à admettre n'est-ce pas?
Et pourtant vous êtes un pur joyau,
Tel que vous êtes,
Tout de suite.

Et les autres?
Les autres ne sont pas différents de vous,
Il sont purs joyaux.

Votre éclat ne demande rien,
Vous êtes naturellement éclatant(e).

Vous n'avez rien à faire,
Pourquoi ne pas laisser la lascivité vous prendre ?
Pourquoi ne pas vous laisser posséder par la confiance ?...

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Dogme

alain brunache

Il semblerait que je sois enseveli sous des nappes dogmatiques.

Il semblerait que le dogme naisse de ma tentative d'expliquer, l'inexplicable.

Il semblerait que le dogme prenne source dans ma tentative de saisir l'insaisissable.

Il semblerait que le dogme fleurisse dans ma tentative de fixer ce qui par essence est fluide et mobile.

 

Quand il n'est personne, là, pour maîtriser quoi que ce soit, je vois le dogme se soustraire.

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Disparition

alain brunache

En toute situation, "moi", perçu comme autonome, est vécu comme étant en relation avec des événements, choses et êtres vivants vécus comme "non-moi".

 

Quand dans l'apparente relation entre "moi" et "non-moi", il est consciemment et simultanément goûté l'apparent "moi" autonome et les objets apparemment autres que "moi", "moi" et "non-moi" s'annulent et disparaissent.

 

Les paires d’opposés telles que bien et mal, passé et futur, intérieur et extérieur… s’effacent également. 

 

Silence, vastitude et intemporalité prennent alors le pas sur la dualité "moi / non-moi" qui perd toute réalité.

 

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Tendresse

alain brunache

Quand la tendresse se lève à l'égard de ce que je suis. Quand je ne résiste plus à mes imperfections, à mes insuffisances, mon cœur devient léger et un insoupçonnable élan d'accueil laisse l'autre me pénétrer. Débordant d'amour, je disparais alors dans la volupté d'une infinie perméabilité.

 

 

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Aucune responsabilité

J.C.Amberchèle

Ce qui apparaît est un produit, non seulement de « mon » passé, mais du passé de l’univers entier, car cette forme humaine particulière avec un nom et certaines caractéristiques n’est qu’une apparence régionale dans une toile infinie d’apparences et, comme tel, je n’ai pas le choix et je n’ai jamais eu le choix. « Mon » comportement conditionné est visiblement le résultat d’un nombre incalculable de causes – subatomiques, atomiques, moléculaires, cellulaires, sociales, sociétales, planétaires, solaires et galactiques – le tout survenant de manière interdépendante et remontant jusqu’au commencement des temps. En fait, personne n’est impliqué – aucune entité séparée – et donc il n’y a personne à pardonner, pas de « soi » en dehors d’une confluence de pensées, d’une histoire.   J.C.Amberchele

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Silencieux...

alain brunache

Je cours, je cours, toujours affairé.

Préoccupations, soucis, excitations, attentes... Je cours!
Par peur d'être rattrapé, je cours,
                 Par désir d'être sauvé, je cours.

Quand l'agitation prends fin,  je réalise enfin,
Seul le silence m'offre l'Amour que je cherche en vain.

 

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Dédié

alain brunache

J'aime envisager le mot "présent" comme "présence" mais aussi comme "cadeau",

Car…

Être présent n'est-il pas être totalement dédié ?

                Totalement offert ? ...

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Qui porte?

alain brunache

La croyance collective m'enjoint à porter. 

Assimilée, je m'enjoins donc à porter !

Même la spiritualité m'enjoint à porter.

 

Sois sérieux, pratique, purifie...

Une longue liste d'injonctions, occupe la conscience,

Autour de la responsabilité de "moi".

 

Cependant, même si peu de place lui est accordé,

Un autre regard m’habite…, un autre niveau,

Niveau d’où émane une perception tellement différente…

 

Ici, je sais que l’unité fondamentale me vit,

Qu’elle n’attend après ma volonté,

Ni pour gérer mon monde, ni faire tourner le monde …

 

Mon œil puisse-t ‘il s’ouvrir,

Mon cœur s’adoucir et sentir,

‘‘Ce n’est pas moi qui fais…’’

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L'oubli

partage d'amis

‘‘Une amie a écrit’’

 

Quelle impuissance que la mienne!

Quand à nouveau se présente l'oubli!

Et pourtant à la frange de la perception, je pressens l'émerveillement de la Conscience à ce Jeu...

Jeu de l'oubli, jeu de la forme, multiple, multipliée, jeu de la dualité. La matière. Déclinaison, nuances, variétés infinies.

Rien à faire d'autre que me mettre à genoux.

Et laisser faire.

Dévotion absolue à Ce qui me dépasse si totalement.

L'oubli.... à la frange de ma perception, l'émerveillement de la Conscience à ce Jeu!

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Saveur d'absence

alain brunache

Moi, Alain, ai-je une existence propre?
Ou Alain est-il un objet vu par la conscience?

Avez-vous une existence propre?
Une histoire?
Des caractéristiques particulières?
Ou cet apparent "vous" n'est-il qu'une impression parmi d'autres flottant dans le vide de votre conscience?

À quel point suis-je accroché à ce moi forme?
Ai-je goût à me tourner vers l'absence en moi?
Ai-je goût à voir apparaître toute chose au milieu de nulle part?
Ai-je goût à voir les relations de cause à effet perdre leur signification?
Ai-je goût à un tel effondrement de mes représentations et perspectives que je laisse la vie décider du pas à poser seconde après seconde?
Ai-je goût à perdre croyances et savoirs et laisser le vivant m'inventer en chaque instant?
Ai-je goût à mourir maintenant..., maintenant... et maintenant?...

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De la pensée à l'être

alain brunache

Nous, chercheurs d'absolu, que voulons-nous?
Le un?
La grande réalisation?
La vision du Soi?

Nous ne les trouverons pas là-bas car là-bas,

tous sont objets descriptibles et visibles.
La seule chose à découvrir est le sujet qui perçoit tout de suite.
Regarde le sujet que tu es et vois "rien"

car ton œil ne peut se voir lui-même.
Dans ce retournement toute convoitise perd son attrait.

Toute recherche prend fin.

Tout objet devient sujet que Je Suis.

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Zoom arrière

alain brunache

Bien souvent il n'est en moi qu'activité mentale. C'est à dire que ma conscience est engluée dans une histoire qui est en train de se raconter. Cette histoire s'inscrit dans le temps. Elle fait référence à une interprétation du passé et une imagination du futur.

 

À d'autres moments il y a ressenti. La conscience est alors en présence d'une information transmise tout de suite par un de mes cinq sens. Ici le mental est déjà moins agité car je ne peux être en même temps dans la saveur de l'instant et dans le scénario d'une histoire, même si les deux s'enchaînent souvent à grande vitesse.

J'inclus dans cette deuxième disposition intérieure, l'écoute et la saveur instantanée de ma couleur émotionnelle ou la vision désidentifiée et également instantanée de ma pensée du moment.

Ici, la conscience est déjà très engagée dans la saveur de l'instant mais il est des zones de tensions, de refus qui peuvent demeurer exclues.

 

Un troisième niveau peut alors opérer... Comme un effet de zoom arrière, la conscience perçoit un champ plus large qui englobe maintenant une tension restée dans l'ombre. Il y a là une conversion du cœur, une alchimie, un lâcher-prise... Par le simple fait d'être vue, intégrée..., la tension, qui dans l'intimité était refusée, devient partie intégrante de mon cœur. Ici, l'amour commence à couler, plus rien n'est extérieur, tout est accueilli. Une humilité naturelle permet que la totalité prenne place en moi sans méfiance aucune. Un sentiment d'élargissement et de liberté participe à la célébration du vivant inhérente à mon cœur qui vient de s'ouvrir.

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Non-être

alain brunache

Il est en moi, un niveau de l'être ou plus exactement de non-être, qui brûle tout ce qui existe. Il pulvérise les concepts, les objets, les autres, moi... Rien n'existe en sa présence ou plutôt en cette absence.

 

Cela m'évoque "le trou noir" ou  "l'antimatière" à laquelle s'intéressent les astrophysiciens.
En ce qui concerne "Alain" les premières choses qui sont brûlées sont les "il faut", le bien et le mal, le temps et même l'amour ne résiste pas car au final il ne reste rien.

 

De ce rien renaît quelque chose. Il renaît une aptitude à la sensualité dénuée de moi. Les objets sont aimés, touchés, vécus dans une danse où ni moi ni eux n' "est".

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L'endroit de mon coeur

alain brunache

Je fouille tout ce qui est susceptible d'être fouillé.
Sans vraiment savoir ce que je cherche,

une quête éperdue anime tout mon être.
Aucun répit ; ça ne fait rien d'autre que chercher...

Cependant, quand mon attention

se pose tendrement à l’endroit de mon cœur,

la recherche s’efface.

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Aimer...

alain brunache

Dans mon incomplétude, je veux l’autre pour me combler.

Ma cible est unique ou plurielle.

Quand le manque se fait sentir, ma stratégie se déploie.

Rien ne m’arrête,

Manipulation, asservissement, destruction…

Oui, je tente de te compromettre pour étancher ma soif.

 

Mais rien n’est efficient !

Par l’échec récurent,

La vie n’a de cesse de pointer la direction.

Au final, c’est dans ma totale reddition,

Qu’elle me donne à goûter,

L’art sacré d’aimer…

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A genoux

partage d'amis

‘‘Poème d’une amie’’

 

Comme une motte de glaise

pétrie par des mains aimantes

encore et encore et encore

Avec une infinie tendresse

 

J'observe ce qui se déploie

Des teintes apparaissent

jamais vues, jamais entendues

 

Je veux cette couleur

Je ne veux pas celle-là

Pourquoi choisir?

 

Devenir terre d'accueil

Tout embrasser!

Absolument tout

sans aucune discrimination

Accueillir, c'est le don

Se mettre à genoux

et tout embrasser

Dans cette totale humilité

il n'y a plus personne

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Spleen

alain brunache

Ce matin il fait sombre
La mélancolie occupe le lieu de mon âme
En telle circonstance, je n'ai gout que d'une chose
C'est être là, à l’endroit de ma couleur intérieure
Dusse-t-elle me conduire dans les affres de l'enfer

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Acceptation?

alain brunache

M'ouvrir à ce qui est...
Accepter ce qui est...
Être un avec...


Voici des expressions couramment utilisées et plutôt bien comprises intellectuellement. Mais, la réelle disponibilité à ‘‘ce qui est’’ est un savoir être vivant, expérientiel, sensualisé… qui bien souvent n'est pas intimement vécu.


Il est probable que je vive parfois l'accueil de ce qui est dans sa dimension la plus intime. À d'autres moments je n'en garde que la coque mentale sans réaliser que l'essentiel m'échappe.
Voici quelques mots pour tenter d'envisager sous trois angles l'expérience de l'acceptation.

Tout d'abord, "être un avec" concerne pareillement la contemplation d'un magnifique couché de soleil que l'arrivée d'une facture exorbitante ou mieux encore, que la sensation de ne pas se sentir aimé(e). C’est d’ailleurs bien souvent dans l’acceptation des gros inconforts que le moi s’effondre et que la lumière apparaît. Tolérer seulement l’aspect existentiel agréable revient purement et simplement à sabrer en deux la possibilité à l’éveil de se donner à goûter.

Ensuite, qu’est-ce qui est accueilli?

Il est accueilli ce qui se présente tout de suite, de lui-même, dans mon champ de conscience sans que ‘‘moi’’ ne soit là pour tenter d'en filtrer le contenu. Il ne s'agit ni de fixer un contenu ni d'en exclure un autre.

Et, dans un mouvement perpétuel de paysages changeants et défilants devant mes yeux,  "oui à ce qui est" peut s'adresser tout de suite à une représentation et à son contraire la seconde d'après.

Enfin, selon moi, le plus important est l'endroit, l’espace…, d'où provient le regard bienveillant à l'égard de ce qui est.
Voyez..., souvent je suis dans la confusion d'une injonction mentale qui induit un "il faut". Il "faut" accepter ceci ou cela. Il "faut" accepter est toujours le signe de son contraire c'est à dire du refus de la réalité présente.
En fait, l'accueil ne peut venir que du cœur. Il y a donc un préalable à la fonction d'accueillir c'est que la conscience soit tournée vers l'intérieur, vers le cœur, vers l'infini, vers cet endroit très intime de " là  où je sais que j'existe".
Depuis cet endroit, l'accueil est un geste spontané, naturel, qui se fait de lui-même, une évidence qui ne requiert ni effort, ni moralité.

" Cherchez d'abord le Royaume… de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît. "
Mat 6 33

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Uns

alain brunache

Par moments, le mental, l'égo, l'identification, l'obstacle ne sont plus imaginés comme gênants car ils sont reconnus non différents de la grâce elle-même.

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Quel que soit l'outrage

partage d'amis

(Une amie a écrit)
Quoi qu'il soit arrivé à ce corps, à cette forme,
quoi qu'il ait subi ou manqué, quel que soit l'outrage
en cet instant ce corps est intégralement béni.
En cet instant tu es intégralement béni.
Il y a une virginité que confère le regard d'Amour du Divin,
une virginité absolue, sans contraire!
qui irradie chaque cellule de ton corps, de ton être.

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Magnifique! Merci Mr Happy Man

alain brunache

En suivant ce lien, je vous invite à voir la vidéo de quelqu'un qui vous aime et vous le dit...

 

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...

alain brunache

Quand l'objectif se dissipe, la disponibilité apparaît ...

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Jeu n°5

alain brunache

Jeu n°5 (à faire ou ne pas faire)

 

‘‘Là où je sais que j’existe’’

 

Allons’ y très lentement…

 

Voyez...

Là d'où je viens et là où je vais… est un premier plan.

Là où je suis où plus précisément "Là où je sais que j'existe"… est un second plan.

 

Voyez…

Le premier fait appel à la mémoire, l’interprétation, l’extrapolation, la prévision…, pas le second.

Le premier investit le temps, pas le second.

Le premier est agité, pas le second.

Le premier est pensé, pas le second.

 

Voyez...

La conscience est hypnotisée par le premier plan dans lequel elle est comme engluée. C'est un plan où règnent la division et l'exclusion.

Parfois la conscience se décolle du premier plan et se retrouve de fait dans le second. Ici, dans mon cœur simple, il est toujours place pour inclure.

 

Si ceci est obscur, trop conceptuel, je vous suggère de l'expérimenter tout de suite en vous centrant à l'endroit de "Là où je sais que j'existe"...

 

Si c’est encore obscur, recommencez tranquillement, pas par pas, depuis le début.

 

Si çela ne s’éclaircit pas, laissez pour aujourd’hui et revenez-y, posément, plus tard.

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Battement

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‘‘Poème d’une amie’’

 

le coeur qui bat

d'instant en instant

qui s'en soucie?

qui s'émerveille?

 

et pourtant

c'est un miracle

d'instant en instant!

 

j'écoute ce rythme de vie

et c'est un univers qui pulse

un océan qui déferle

rires, cris et murmures

dans ce battement

 

où est le temps?

dans ce battement

le temps a disparu

 

dans ce battement

est la lumière

 

est l'indicible

 

 

le silence

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Extra... ordinaire

alain brunache

Nulle part ailleurs,

Que dans cet échantillon de vie ci,
N’est ce que je cherche.

 

Si pleinement embrassé,

Mon rêve laisse place,

Au parfum de l’instant,


L’ordinaire fleurit,
La grâce prend place,

Le nectar m'enivre…

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Rythme

alain brunache

Création et destruction,

Deux parties du même rythme…


Le mystère fait que je cautionne l'un,

Et rejette l'autre.


Quand ce choix s'efface,

J'embrasse la totalité.

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sens

alain brunache

Quand le sens se défait de sa direction, sa finalité…
Je vis l’émerveillement maintenant pour maintenant.

Le vivant me plonge en son essence et,
Libre du temps,
Je n'ai rien à obtenir qui ne soit déjà là.

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Forme

alain brunache

Toute forme (objet, événement, sensation, émotion, pensée, interprétation...) ne prend sens pour moi que par son potentiel à rendre perceptible "ce" qui la perçoit.

 

Quand "ce" qui perçoit est perçu, il est de nouvelles formes qui apparaissent "en moi" tel le sentiment de vastitude ou d'amour...

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Repos

alain brunache

Il n'est qu'un endroit où je trouve le repos,

C'est dans la réalisation de ma totale impuissance.

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Combat

alain brunache

Le Christ m'a suggéré de ne pas m'inquiéter pour ce qui m'arrivera car mon Père céleste pourvoit à tous mes besoins.

 

Mais investi par des croyances contraires, je combats et me débats dans un univers que je pressens hostile à ma légitimité d’être.

 

Ce faisant, je reste identifié à la souffrance qui me traverse et ne suis pas conscient de ma miraculeuse identité. 

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Le temps

alain brunache

Mon cœur en est le maître…

 

Quand la crainte me prend,

Passé et futur apparaissent,

Avec une saisissante réalité.

 

Quand je tombe en confiance,

Le temps disparait,

Et j'habite une gratitude,

Sans commencement ni fin.

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Embrasé

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‘‘Poème d’une amie’’

 

Coeur embrasé

il n'y a rien à saisir!

Coeur amoureux fou

il n'y a rien à comprendre!

 

Je ne T'attends plus

car Tu es là

maintenant!

Et je Te savoure

dans la saveur du soir

Je Te savoure

dans les yeux de mon fils

Dans le rire des hirondelles

sous le soleil lourd

 

Et mon coeur tressaille

car il reconnait Ta présence

dans les larmes de joie

dans les cris de douleur

Dans la lassitude du matin

quand il faut endosser

moi

Et ce miracle

éternel

de l'instant

présent

Cadeau

unique

Je T'aime

comment le dire?

Je T'aime ne veut rien dire

Coeur embrasé

Coeur amoureux fou

de Toi

Absolu

Présence

Rien

Tout

Dieu

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Chère dualité

alain brunache

Ô mon Père,
Rien je ne maîtrise...

Je tente de saisir,
Mais tu me dépossèdes

Face à ton joug,
Aussi puissant que doux

Je résiste un moment,
Puis m'effondre sans plainte

Fais bien de moi ce que tu veux,
Tout voué je te suis

En écoute et en foi,
Je m'éteins pour te vivre.  

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Rien à faire

alain brunache

Est-il besoin de faire quelque chose,

Pour être exactement ce que je suis, tel que je suis ?

 

La saveur de ce que je suis, tel que je suis maintenant,

M'ouvre à ce que je cherche.


Mais je cherche sans cesse, et la recherche,

M’extrait de la saveur de ce que je suis.

 

Rien à faire, même pas ne rien faire,

Et sans doute m’est-il donné,

De goûter ce que je suis. 

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Ainsi soit-il

alain brunache

J'aime à voir la symbolique de la crucifixion se dérouler concrètement et à mon insu dans les inconforts qu'il m'est donné de vivre.

Tout d'abord, la souffrance me fait perdre de vue l'éclatante  beauté de la vie.
"Père, pourquoi m'as-tu abandonné?"

Ensuite, au paroxysme de la douleur, quand ma totale impuissance devient une évidence, ça lâche prise en moi.
"Crucifixion"

Enfin, comme une conséquence du dépôt de mes armes, la naissance à un autre niveau de réalité.
"Ascension/résurrection"

Amen...

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