Métamorphose

alain brunache

En empruntant, par facilité de compréhension, une formulation dualiste on pourrait voir les choses ainsi :

 

Dans le processus de mûrissement, il est une succession de zones de confort, chacune vécue comme vitale pour la créature.
En ces environnements protégés qui pourraient s'apparenter à une bulle ou une matrice, il est une nourriture qui correspond à une phase de maturation de l'individu.


Puis, lorsqu'il est temps, l'air vient à manquer et la créature suffoque. Viscéralement incapable d'imaginer qu'une autre phase de réalité l'attend, l'effroi et la peur de mourir la saisissent à l'idée de perdre l'unique repère qu'elle connaisse. Inapte à s'engager seule vers un inconnu qui n'a encore aucune réalité pour elle, elle résiste et pourrait mourir asphyxiée si la vie ne venait la chercher comme elle le fait avec les contractions de la mère lors de l'accouchement. C'est une expulsion d'un grand inconfort.


À la sortie, il est un temps de convalescence, d’adaptation puis d'épanouissement dans un monde nouveau propre à la maturation d'une nouvelle phase d'évolution.
Il semblerait qu’ainsi aille la vie.


Il m'apparaît que dans l'évolution que sont la structuration de l'égo puis sa dissolution, les mêmes règles sont observées.
Il m'apparaît également que la souffrance créé par la résistance de l'être à se laisser expulser du connu est naturelle et que l'humain n'est en rien mauvais ou puni. Il est simplement l'aimé de la vie qui use de règles échappant à la raison.

 

En fin de compte, l'amour dont la totalité fait preuve sera vu et éprouvé.

 

 

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